Chômage  dans l’EU

“Rentrer en Italie est possible, mais le prix à payer est élevé”

(From Le Monde)

 

 

 

Rome, correspondant.

Le 25 juin, Christian Pasti, 31 ans, originaire de Grosseto (Toscane) et désormais développeur de sites Internet en Angleterre, a écrit : “Je reviendrais en Italie si on m’offre un salaire décent, si l’Italie s’ouvre aux nouvelles technologies, si chacun cherche à faire progresser la communauté au lieu de chercher à en profiter. Je reviens si, au lieu de pleurer sur eux, les Italiens se lèvent et décident de changer le pays.” Là-bas, dans le Devon, Christian gagne 1700 euros par mois au lieu des 600 euros auxquels il était habitué dans la Péninsule. Des regrets ? Même pas : “Ici, j’ai tout, la plage, de bonnes bières, des automobilistes qui me laissent la priorité et des caissières qui m’aident à remplir mon sac au supermarché.”

Son témoignage, ainsi qu’une vingtaine d’autres, est à lire sur le blog iotornose (“je reviens, si…”), ouvert en avril par Antonio Siragusa, 27 ans. Journaliste à  (Campanie), il connaît bien le travail précaire et mal payé. Cousin, frère et ami de jeunes émigrés, et lui-même, qui sait ?, candidat un jour au départ, il a voulu, dit-il,“servir de mégaphone à cette…

 

En Espagne, les ingénieurs s’expatrient de plus en plus

Madrid, correspondance.

On leur a promis qu’ils feraient partie de l’élite de demain, que, leur diplôme en poche, un emploi leur était assuré dans une entreprise solide avec un salaire attrayant. Ces jeunes Espagnols ont donc passé les tests d’admission dans une grande école d’ingénieurs, privée et reconnue. Leurs parents ont investi pas moins de 10 000 euros par an dans leur formation. Mais à la sortie, la crise les attend eux aussi. Pas aussi cinglante, loin de là, que pour des étudiants issus d’une formation moins prestigieuse et d’un réseau moins implanté dans les grandes entreprises. Mais suffisamment dure pour inciter près d’un quart d’entre eux à plier bagages.

En 2010, 8 % des anciens diplômés de ‘ICAI, une école d’ingénieurs madrilène cotée dépendant de l’université pontificale de Comillas, résidaient en dehors de l’Espagne. En 2012, ils étaient plus de 13 %. Et si l’on ne tient compte que des étudiants des trois dernières promotions (2010, 2011 et 2012), ce sont 23 % de ces jeunes diplômés qui vivent à l’étranger.

A de rares exceptions près, tous les élèves de la promotion 2012 ont trouvé un travail. Pour 80 % d’entre eux en Espagne, malgré un taux de chômage de 27 % de la population active et de 57 % chez les moins de 25 ans. Souvent en faisant une croix sur “leurs aspirations profondes”, reconnaît un ancien élève….

 

Chômage des jeunes dans l’UE:
diplômés du Sud cherchent emploi au Nord

Le mouvement est encore modeste, mais une dynamique est clairement enclenchée : la crise économique est en train de redessiner la carte des flux migratoires intra-européens. De jeunes diplômés du sud du continent arrivent toujours plus nombreux dans les pays plus prospères de l’Union européenne (UE). Depuis la crise de 2008, les flux les plus dynamiques viennent d’Italie et d’Espagne. L’effondrement des économies d’Europe du Sud a réactivé une émigration qui s’était tarie depuis le milieu du XXe siècle. Entre 2007 et 2011, l’émigration italienne a ainsi bondi de plus de 30 %, celle de l’Espagne de plus de 140 % et celle de la Grèce de plus de 200 %. Principale destination de ces émigrés : l’Allemagne.

Dans ce paysage, les Portugais sont un peu à part. Leur émigration est à la hausse depuis 2010, mais seulement vers la Suisse et l’Angola, une ancienne colonie qui a connu une forte croissance depuis dix ans. Au total et en valeur absolue, l’émigration portugaise vers les pays de l’UE a en fait baissé de 16 %.

La principale nouveauté de ce scénario encore inimaginable il y a cinq ans est la fin de l’hégémonie du flux de migration Est-Ouest. Jusque-là, les pays qui fournissaient le plus de candidats à l’émigration étaient la Pologne et la Roumanie, avec respectivement plus de 320 000 et 530 000 départs en 2007. Leurs ressortissants se dirigeaient surtout vers quatre destinations : l’Allemagne, le Royaume-Uni, l’Italie et l’Espagne…

Recherche : la France est-elle victime d’une fuite des cerveaux ?

C’est une question récurrente : les conditions offertes en France aux chercheurs les contraignent-elles de plus en plus à l’exil ? Le concept journalistique de “fuite des cerveaux” souvent invoqué est-il pertinent ? Les nombreux témoignages recueillis auprès des lecteurs du Monde.fr pourraient laisserlaisserlaisserlaisser    penser qu’une hémorragie sévère est en cours : rareté des postes ouverts au concours, évolutions de carrière peu motivantes, poids des contraintes administratives, faiblesse des moyens matériels et financiers, et des rémunérations sont notamment invoqués par ceux qui se sont expatriés, de façon contrainte ou non, et qui sont nombreux à jugerjuger    un retour en France difficile, sinon impossible.

 

July 2013

 

 

(img: Louis-Adolphe Tessier, Le Chômage, 1886, musée des Beaux-Arts, Angers)
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